J’avais découvert PARADIS autrefois par accident, en perdant simplement mon chemin en voiture et quand on s’appelle Bruno, on adore se perdre.
Alors, je bifurque pour effectuer un demi-tour et reprendre la voie principale. Et puis il y a ce paysage au slogan qui inspire et aspire au changement.

PARADIS © 2018 Bruno DALIMONTE

PARADIS © 2018 Bruno DALIMONTE

Était-ce un appel au désir du mieux ou bien un traquenard ?
Je ne sais pas pour vous mais quand je vois un lieu pareil je sens quelque chose de  viscéral me dire : ouh, pas envie de rester là, barre-toi!  J’étais en retard de toute façon et mon médiocre smartphone n’aurait pas pu rendre mon impression. J’avais donc abandonné le Paradis.

Cela dit, dans ma tête, l’image persiste, elle me pose la question de savoir si je n’avais pas percuté un arbre en frontal et que mon âme perturbée n’est pas entrain de se réconcilier avec l’au-delà; mais ce n’était rien qu’un détour puisque je vous écris en ce moment.

Et puis, le temps à passé et un jour, par un froid de pingouin, presque un an après, je programme un retour à PARADIS : cette station de métro improbable et bien belge que l’on ne peut admirer que quand il pleut juste à l’heure bleue pour jouir de la la scène comme d’un plan cinéma.

Pour qui aime les histoires,  je me dis qu’à PARADIS, au point tel qu’un escalator vous accueille pour les dernière montée, il n’y a plus tellement d’espoir et qu’on a déjà fait pas mal de chemin. Ou aussi qu’il est vraiment temps de se barrer car vous avez rencontré un signe et qu’à présent le temps vous est compté!

En ce qui me concerne, je souhaite que mon PARADIS soit ailleurs, comme la trouvaille dans la recherche.

 

Bruno D’ALIMONTE
Pour vous donner envie d’une année riche en (re)découvertes