Un jour d’octobre, quand il fait froid, mes 3 potes et moi déposons nos ailes au porte-manteaux et on file au bar habituel du coin nous réchauffer au pied du foyer. Tu découvres alors qu’on t’a laissé tomber.

Angelo (nom d’emprunt, préfère rester anonyme)

Je ne suis pas l’auteur de cette installation, juste le photographe qui dévoile un secret bien caché dans un couloir du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles. Et comme souvent, ce sont des choses qui surviennent à l’improviste et qu’il faut du temps à digérer pour comprendre ce qui survient. J’aime assez les scénarios improbables et apprécie à vous emmenez dans ces histoires qui me ressemblent. On y va?

Angels wings deposit photograph © 2016 Bruno DALIMONTE
angels wings deposit © 2016 Bruno DALIMONTE

Ça sent la pause, la réunion et peut-être même l’organisation d’un complot.
J’aime l’idée de cette dernière hypothèse, celle que les anges se sont fait la malle cette année.
Vous devinez pourquoi? Je pense aux nombreuses bonnes raisons que l’actualité nous donne à lire, à notre conscience aussi.
Les ailes subsistent. Réelles ou symboliques, subtilement rangées les ailes n’attendent qu’à être déployées. Les crochets, aux allures scolaires, forment une partition pour un opus aérien en devenir. Chaque paire a son caractère trempé par une forme de mélancolie.

Cette année je vous invite à les endosser. Et si la tâche est impossible, alors partagez!

Bruno D’ALIMONTE