“Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins semons des fleurs*.” (Montaigne)

Halte de voyage, je ne resterai pas à Funchal. Ici l’océan appelle, il est rempart et preuve de limite dont la ville reste une énième énigme passagère, presque laconique.
Par cette autre pose, j’ai eu l’envie de recoudre un voyage précédent qui m’émerveilla tant la nature est si belle là-bas. La ville invite, par les couleurs vives de son décor et  son ciel dense d’octobre, à décrocher des histoires dont le passé rappelle que rien n’est jamais rose tout le temps. Il faut se dérober un peu du flot incessant des touristes aimables pour découvrir une sorte de souffle secret, celui d’un écho possible de la forêt-mère originelle qui attend une sorte de revanche. Ici tout est latent, une fleur,une tempête, un incendie, une inondation, tout cela m’inspire à la relève, à  l’élévation toujours provisoire.

*Funchal est aussi appelée l’île aux fleurs.

Bruno D’ALIMONTE, 10/2014

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