sepia imaginarium

POÈMES PHOTOGRAPHIQUES

  • Dans ce bus, le regard songeur, le paysage défile tandis que je pense à mes parents perdus et à la rénovation de notre maison. Durant un bref instant « L’AMOUR » en capitales inscrit sur la façade d’un immeuble à l’agonie apparaît et agit sur moi comme le titre d’une révélation. Le lendemain, je décide d’immortaliser la scène de la veille. Il me faut cette image. Alors je marche dans les environs dans cette ambiance de fin de saison mais aucun signe de l’AMOUR ne se présente. Pas décidé d’abandonner, mais après plusieurs tentatives en bus et une marche de trois heures dans les parages, j’arrivais alors à cette conclusion : peut-être que ce n’était qu’un rêve ou une nouvelle illusion créée par le Démiurge qui avait envie de se jouer de moi. (suite…)

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  • “J’ai dans les yeux un oiseau qui vit pour vos ailes“

    Je ne suis pas l’auteur de cette installation, juste le photographe qui dévoile un secret bien caché dans un couloir du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles. Et comme souvent, ce sont des choses qui surviennent à l’improviste et qu’il faut du temps à digérer pour comprendre ce qui survient. J’aime assez les scénarios improbables et apprécie à vous emmenez dans ces histoires qui me ressemblent. On y va?

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  • Du haut de ma villégiature, je savourais les paysages dramatiques car le monde se reconstruit en permanence. Je porte le nom des plus grands palaces et le latin est loin derrière.  Quelques pigeons aristocrates squattent et jouissent de la vue.  Dans l’urgence, je ferme les rideaux pendant que, de l’autre côté en face, un photographe se moque de moi. Les jeunes ne respectent plus rien ! (suite)

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  • Un demi-tour pour reprendre la voie principale aurait suffit pour rejoindre la routine mais Il y avait ce paysage à slogan, cet appel au désir du mieux ou peut-être était-ce un traquenard…(suite)

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  • Dans l’hôtel de la pensée, certains y hébergent des vagabonds du hasard. Souvenirs, idées, pulsions et fantasmes se retrouvent pour y faire la fête. Si tu es réceptif et accueillant, ils seront nombreux à ta rencontre mais, pour ta survie, tu devras te protéger des bien-pensants. Alors il faudra se fondre dans la masse et éviter les exubérances.
    Non conformiste, tu maîtrises la retenue tout en témoignant ton ouverture. Si tu parviens à comprendre que les dômes sont parfois carrés et que les lueurs électriques émanent de l’intérieur, alors peut-être auras-tu un penchant à venir me rencontrer. Et si tu réalises que tu peux entrer, et bien sans doute es-tu capable de monter ton propre hôtel.

     

     

     

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  • “ Je ne vous mentirai pas sur vos chances de survie mais… vous avez ma sympathie.” – Alien, Ash

    Après la chute, avec le temps qui passe et rien qui se passe, je savoure chaque instant du figement pour me fondre et attendre dans la normalité. À vrai dire, j’avais déjà quitté mon confortable bunker il y a longtemps sachant bien que tôt ou tard, face à un agresseur plus fort, invisible et persistant, je mourrai de faim comme au temps des forteresses assiégées.
    Alors, débarrassé d’armures, je regarde à présent ce mensonge de liberté.

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  • “Oripeau maussade à la recherche de la vitesse pure et ce qu’il nous faut c’est la lenteur… “
    –  Daniel Darc

    La lumière me jure qu’on n’a ni commencé, ni terminé et depuis cette autre vitre qui me sépare de la route,  je digère néanmoins les arbres et les pylônes alignés. À mesure que le bus avance,  je m’éloigne de moi-même. Épris de vitesse, les 5 câbles parallèles à la route me suggèrent une partie de billard électrique effrénée. J’ai besoin d’une extra-ball pour gagner du crédit. J’aurai seulement un arrêt pour récompense, une occasion de considérer que les gibets sont tous reliés au temps qui nous sépare.

     

     

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  • Avec des reliques d’une éducation chrétienne et une certaine culpabilité qui tend à l’évanescence, le navetteur de l’ennui que je suis, prenait quotidiennement le train de la routine. Alors, je passais mon temps à trouver des signes pour me donner un sens nouveau. (LIRE LA SUITE)

     

     

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  • “La maternité est la chose la plus étrange, c’est comme être son propre cheval de troie” 
    – Rebecca West

    Stratège, vous savez la ruse autorisée mais si vous lâchez prise trop longtemps, une chose terrible surviendra!
    Le destin est une forme en gestation dans laquelle le tragique immuable en est l’issue.
    Accueil de passage pour Peter Pan fortuné, le cheval de l’architecte est un doux piège.
    Venez, il y a de la place.
    Quant à l’image, si vous la possédez, surveillez-la bien car elle est peut-être habitée.

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